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À la recherche du soleil pour un week-end

Suite aux prévisions météo franchement mauvaises annoncées pour ce week-end du 14 juillet sur l’Auvergne, c’est décidé, on met le cap complètement au sud et tant pis si on doit souffrir de la chaleur sur les sites exposés plein sud de l’Ariège.

Départ samedi matin 8 heures sous les « averses éparses » pour 5 braves miaulétoux accompagnés de Guillaume, parti quelques 4 heures plus tôt de la Sarthe pour passer le week-end avec nous. La route est longue et c’est enfin sous le soleil en début d’après-midi que l’on installe notre camp de base au camping de Surba. Les plus rapidement installés s’occupent du ravitaillement pour les 3 jours. Du côté de l’intendance, on peut dire que l’équipe est rodée, les glacières sont rapidement complétées, tant en solides qu’en bières pour tenir ce long séjour.

Ensuite, direction Bédeilhac pour une « petite » marche d’approche vers le secteur « Le Papy » (enfin compter quand même une bonne heure de marche). Là, chaque cordée va pouvoir réviser tranquillement les manoeuvres de cordes et tester le caillou ariégeois sur les voies de 2 ou 3 longueurs.

Inutile de refaire la soirée type du grimpeur moyen, tout va pour le mieux, on est complètement prêt pour la rude journée du dimanche qui nous attend et chacun rejoint son couchage pour une bonne nuit.

Dimanche matin, après un copieux déjeuner, retour sur Bédeilhac et le site du Calames pour affronter les grandes voies dans le secteur du « pilier des cathares ». L’objectif est simple, grimper en 6 ou 7 voies jusqu’au sommet; par contre, vu d’en bas on se demande bien comment on va passer cette succession de toits et de dévers, il s’agit de trouver le bon itinéraire sachant que la végétation est luxuriante et que les plaquettes sont bien espacées.

Les « PÈRES TRANQUILLES » sont facilement surmontées par Éric et Muriel pendant que Pierre et Thierry sont contraints de faire demi-tour après la première longueur dans le « PILIER DES CATHARES » (ben woui, on a attendu le 1er relais pour regarder le topo et mesurer la difficulté 😉 Pendant que Pierre et Thierry repartent dans les « PÈRES TRANQUILLES », Stéphane et Guillaume se font les pires frayeurs dans la belle « Riobi » (point d’assurage oublié, erreur d’itinéraire dans la végétation, cohabitation forcée avec une couleuvre lovée sur la corde, etc). Bref, l’après-midi est déjà bien entamée quand on se retrouve enfin tous sur l’arête sommitale. La traversée vers les ruines du château cathare et la descente par le chemin escarpé qui nous ramène au parking marquant la fin de notre belle journée de grimpe n’est pas une longue balade tranquille. On passera les détails sur la soirée qui s’ensuit qui sera conforme à une soirée de grimpeurs.

Lundi matin personne n’est pressé de sortir des duvets, il a plu toute la nuit et une averse chasse l’autre. Bref, le petit déjeuner se prend à la terrasse couverte du camping et dure une bonne partie de la matinée. Enfin une éclaircie et c’est Pierre qui va lourdement insister pour qu’on emmène les sacs d’escalade pour faire la petite rando envisagée.

Direction le « Quiet de Sinsat » pour retrouver le soleil largement revenu; l’objectif est
de monter voir le départ de voies et qui sait avec un peu de chance grimpouiller un petit peu. À mi-chemin, les nuages nous rattrapent et on essuie une bonne averse. Pierre insiste, « mais on peut monter voir, c’est pas loin, il va faire beau… » ! Bon OK on monte jusqu’au secteur GR4B+. La calcaire a séché, le soleil brille, va pour la grimpe…

On ne change pas l’équipe des jeunes, Stéphane et Guillaume partent dans SMILLA (la plus dure), Pierre et Muriel attaquent dans L’AMIE SERFOUETTE et Éric doit se contenter de faire équipe avec Thierry qui aujourd’hui refuse l’effort dans GR4B+.
Premiers constats pour Pierre et Éric partis en tête : « Là, si on est dans du 5b, va falloir revoir la cotation de la gance !!! » Effectivement la 1ère longueur n’est pas aisée (sauf pour nos 2 jeunes qui ne semblent pas souffrir outre mesure). On épargnera au lecteur les maintes péripéties de ce début d’après-midi, et ce n’est que
vers 16h que les 3 cordées sortent au sommet sous un soleil de plomb. La longue redescente par le sentier demande un maximum d’attention et ce n’est qu’au bout d’une bonne heure d’efforts qu’on se retrouve au bord de l’Ariège pour un bon bain de pied et surtout un bon casse croûte.

Toutes les bonnes choses ont une fin et il faut maintenant songer à repasser par le camping pour plier tout le matériel et recharger les véhicules avant la longue route qui nous attend pour rejoindre le limousin.

Finalement, on a passé un week-end super agréable pendant lequel la pluie a su être présente mais sans jamais nous empécher de grimper. Un grand merci à chaque participant pour les bons moments passés ensemble dans la bonne humeur et pensons déjà à l’organisation d’une nouvelle édition.

Jupille 12/11/2011

Aucun nuage, aucun vent, presque 20° au pied du mur.

   Trois grimpeurs de Noblat se sont retrouvés à Jupille, pour profiter des conditions plus qu’exceptionnelles de la saison, des grues passant par là pouvant en témoigner. Eric, Thierry et Yann ont prévu un peu de grande voie ce jour-là, le site s’y prêtant bien. Et ce n’est pas parce que c’est la première fois que Yann s’y colle, qu’il ne doit pas partir en tête ! C’est ainsi que je m’initie à l’assurage de mes 2 seconds, sur 3 longueurs en 5C/6A. Une belle récompense nous attend au sommet, après plus de 2 heures sur le rocher : une vue imprenable sur les méandres de la Creuse.
Le repas dans l’estomac, nous rattaquons sur les voies tradi, bien verticales et quelque peu lisses, puis, voyant le soleil se cacher dès 15h30, nous décidons d’en arrêter là, la journée étant quand même agréablement chargée. Voilà un site très complet, proposant des voies de tout type et de toute difficulté, dans un cadre calme et reposant, si on ne se fatigue pas trop sur le mur !

   Nous terminons ainsi une belle saison de grimpe en extérieur. Nous pouvons désormais nous retourner vers la SAE, mais qui sait, peut-être pourrons-nous encore se retrouver au pied du rocher avant Noël…

PS : merci à quelques grimpeurs de passage, qui grâce à leur intervention, nous ont permis de récupérer notre corde, coincée à un relais lors de notre dernier rappel !